Les Moutiers en Retz (Histoire)

 

Cette page est consacrée à une brève Histoire du temps et des lieux ; toutefois, j’ai intégré quelques éléments de l’Histoire de France à fin de contextualisation. Les étapes historiques ci-dessous sont celles retenues communément par les historiens.

PREHISTOIRE

Il y a 60 000 ans, homo sapiens achève sa conquête de la planète. Il crée l’arc et la flèche, chasse, guerroie. Il se sédentarise, domestique le chien, élève le mouton et le porc, sème et récolte, plante et replante, entrepose les graines et sèche la viande, crée sa maison et façonne les premières communautés villageoises. Il dessine et peint, sculpte et tisse, soigne, célèbre des croyances et enterre ses morts.

Le pays de Retz commence à se peupler un peu plus densément 5500 ans avant J-C ; le plus ancien des mégalithes trouvés éparpillés dans la région est le dolmen de la Joselière, au sud-est de Pornic, daté de – 3500 ans, à une époque où les pyramides égyptiennes ne sont pas encore construites. Certaines statistiques démographiques évaluent le peuplement de la France à +- 800 000 individus, géographiquement inégalement répartis (littoral, fleuves, bassin parisien). Des sociétés plus complexes s’organisent autour de hiérarchies politiques et de la division du travail ; le pays de Retz n’échappe pas à ce mouvement de fond qui va se renforcer et se structurer.

Vers 800 avant J-C, des peuplades celtes et slaves arrivent en Gaule et dans l’estuaire de la Loire, probablement à la recherche d’une terre plus nourricière et d’un climat plus clément ; elles apportent la maîtrise du fer, et  du cheval. Les premiers jeux olympiques ont déjà eu lieu en Grèce. Les hameaux du pays de Retz se développent autour d’un commerce aussi bien local qu’extérieur, notamment maritime ; des fouilles menées dans le bois des Tréans aux Moutiers en Retz révèlent des augets ayant servi à la cuisson du sel ainsi qu’une grande fosse à sel (7).

ANTIQUITE

En 125 avant J-C, l’occupation progressive de la Gaule par Jules César s’accompagne de créations de villes et de ports, de voies de communication. Certaines courbes de croissance démographique évaluent la population en France à +- 1,5 million d’habitants.

Dans le golfe de Machecoul, un oppidum (Pruniacense oppidum) est édifié sur une butte dominant la mer ; il permet de contribuer à sa surveillance et à sa défense. Le nom de Prigny sera usité à partir du 11ème siècle pour désigner le lieu. A son pied s’est développé un port qui sert aussi bien au commerce qu’à la flotte militaire romaine ; certains historiens considèrent qu’aurait très bien pu y être construite la flotte de guerre qui partira combattre et vaincre les Vénètes en -56 (de qui la ville de Vannes tiendra son nom).

Durant les 1er et 2ème siècles « après J-C » (Jésus est crucifié vers 30 ou 33), la pax romana règne sur la Gaule qui se romanise globalement : administration de la société, organisation des villes et des voies de communication, généralisation de la langue latine, construction d’amphithéâtres. C’est aussi l’époque au cours de laquelle s’amorce la christianisation des esprits malgré la répression romaine (exécution de Blandine en 177).

Dans le pays de Retz, les sites gallo-romains s’étendent progressivement, et se développent plus particulièrement notamment autour de Machecoul et Pornic.

Au 3ème siècle, le pays de Retz (initialement pagus ratiatensis, puis pays de Rais) a un temps pour capitale la ville de Ratatium (qui deviendra Rais puis Rezé), que l’Empire romain d’occident rattache au Poitou. Mais l’importance de la ville de Condevincum (Nantes) croît au fur et à mesure que celle de Ratatium décroît, d’autant que son port et sa berge s’ensablent irrémédiablement. A la fin du siècle (voire début du 4ème) à Nantes se déroule le martyr des « enfants nantais » : les frères Donatien et Rogatien sont décapités pour avoir refuser de renier leur foi chrétienne ; ils deviendront les saints patrons de la ville.

Le 4ème siècle se caractérise par la fragilisation de l’empire : nouvelles invasions barbares plus massives (notamment des Burgondes au nord-ouest et des Wisigoths dans le sud de la Gaule), une situation économique dégradée par des épidémies.

L’empereur Constantin, par son édit de Milan en 313, accorde à chacun la liberté de culte à tous et met fin aux persécutions des chrétiens. C’est l’empereur Théodose 1er qui, par l’édit de Thessalonique en 380, fera du christianisme la religion officielle et unique de l’Etat romain. A partir de là, l’église chrétienne va s’organiser sur le modèle administratif de l’empire romain et contribuer à façonner l’Histoire.

HAUT MOYEN-AGE

Au 5ème siècle, l’Empire romain d’occident s’effondre sous les coups de boutoirs des peuples germaniques. Notamment les Wisigoths conquièrent l’Aquitaine (faisant de Toulouse leur capitale) et y rattachent le pays de Retz.

Les francs conquièrent le nord de la Gaule vers 430 ; la dynastie mérovingienne s’installe avec Mérovée, puis son fils Childéric (457-481), puis son petit-fils Clovis (481 à 511).

Clovis se convertit au christianisme à Reims vers 496, unifie les tribus franques (saliennes et ripuaires) et réunit par la force différents peuples, sous sa seule autorité.

Au 6ème siècle, Clovis bat les Wisigoths à Vouillé en 507, les repousse vers l’Espagne et annexe le Poitou (dont le pays de Retz), l’Aquitaine et le sud-ouest au royaume franc. Au fil des successions royales, le pays de Retz bascule dans le royaume d’Aquitaine.

Au 7ème siècle Dagobert 1er (arrière-petit-fils de Clovis) soumet les bretons ; il réunifie le royaume qui avait été à nouveau repartagé entre les héritiers de Clovis ; le nom de Francie se substitue à celui de Gaule.

La dynastie mérovingienne se perpétue mais ses rois successifs délèguent la gestion des affaires du royaume au « Maire du palais », sorte de grand intendant aux pouvoirs importants. Laissant ainsi les Maires du palais administrer à leur place, les « rois fainéants » règnent sans gouverner.

La christianisation se renforce avec l’implantation de plusieurs abbayes et prieurés ; l’église chrétienne devient un centre important de culture et d’enseignement. A la charnière avec le 8ème siècle, les bénédictins de l’abbaye de Saint-Philbert de Noirmoutier (2) s’installent dans la baie de Bourgneuf ; ils sont probablement à l’origine de la construction d’une chapelle dédiée à la Vierge Marie, sur les lieux même d’une petite nécropole mérovingienne dans ce qui sera un jour le centre bourg des Moutiers.

Au 8ème siècle, Charles Martel succède à son père Pépin II de Herstal comme Maire du palais ; il bat les arabes à Poitiers en 732, apparaissant ainsi comme le défenseur de la chrétienté d’occident. Il a deux fils : Carloman et Pépin le Bref. Maire du palais à son tour, Pépin le Bref dépose en 751 Childéric III, dernier des « rois fainéants » et surtout dernier roi des mérovingiens dont la dynastie s’éteint à son décès.

Son père étant décédé et son frère ayant renoncé à ses fonctions politiques, Pépin le Bref parvient en 751 à se faire élire roi des francs, inaugurant ainsi la dynastie carolingienne (du nom de « Carolus », autrement dit « Charles » Martel) ; il fait oindre par le Pape ses deux fils Charles (lequel deviendra plus tard Charlemagne) et Carloman 1er (qui décédera en 771), ainsi que son épouse et reine Bertrade de Laon (dite « Berthe au grand pied »).

Les richesses des abbayes et de l’économie française suscitent la convoitise des pillards, notamment vikings (à partir des régions danoises), magyars (à partir des plaines de la Hongrie) et sarrasins (à partir du sud de l’Italie et de la Gaule). Les vikings envahissent ainsi l’Europe à partir de 793.

Seul héritier de son père, couronné empereur en 800 à Rome, Charlemagne unifie puis étend le royaume de ses père et grand-père, modernise son administration et initie la « renaissance carolingienne » (écriture caroline, langues officielles, enseignement, réforme de l’écriture…).

Le 9ème siècle est caractérisé par : l’affaiblissement du pouvoir carolingien, la prédominance de l’église dans l’organisation de la société, les invasions essentiellement vikings (4).

A la mort de Charlemagne en 814, deux de ses fils étant décédés, c’est son troisième fils Louis le Pieux qui hérite de l’empire ; le pays de Retz réintègre le Poitou, lui-même absorbé par le royaume d’Aquitaine. A son décès en 840, la guerre de succession de ses trois fils s’achèvera par le traité de Verdun en 843 qui remettra notamment la Francie occidentale à son fils Charles le Chauve.

L’abbaye de Saint-Sauveur de Redon (3) est fondée en 832 ; elle développe son influence dans la structuration de l’Eglise bretonne avec le soutien du seigneur breton Nominoë qui souhaitait établir à Dol de Bretagne le lieu d’autorité ecclésiastique de la Bretagne.

Convoitant le pays de Retz, Nominoë combat les Francs dans les années 840. Le traité d’Angers signé par Charles le Chauve met fin au conflit en 851 en rattachant au royaume de Bretagne les comtés de Rennes et de Nantes, ainsi que le pays de Retz. Celui-ci devient pour la Bretagne une « Marche » (territoire frontalier servant de zone tampon pour se prémunir des menaces expansionnistes des régions voisines) à la croisée de Nantes, du Poitou, du Bas-Poitou et de l’Atlantique.

Les vikings atteignent l’ouest de la Francie, comme en témoignent en 843 le sac de la ville de Nantes et les pillages du pays de Retz ; les moines de l’abbaye Saint-Martin de Vertou partent alors se réfugier à l’abbaye d’Ension en Poitou, lesquelles se réuniront en fondant l’abbaye de Saint-Jouin de Marnes (5). Toutefois, au-delà de leurs guerres de conquêtes et leurs inévitables destructions, les vikings savent également commercer avec les pays qu’ils occupent et exploiter leurs ressources.

Ainsi Prigny subit leur occupation passagère ainsi que Bouin et Noirmoutier. Ils étaient en particulier attirés par la production de sel marin qui leur était essentiel à la conservation des aliments le temps de leurs traversées commerciales ; ils s’installèrent sur l’oppidum de Prigny, appelé aussi « Dandebutte » (la butte aux danois). Outre sa position de surveillance particulièrement avantageuse, ce site stratégique leur offrait ses installations : son port, mais également ses forges d’origine romaines pour fabriquer divers équipements, tels leurs ancres de bateaux dont l’une est exposée dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste (page patrimoine historique).

Au 10ème siècle, la féodalité s’est imposée (faiblesse du pouvoir royal, morcellement du territoire, multiplication des seigneurs de guerre et de leurs châteaux-forts, sédentarisation des envahisseurs). Louis V, dernier roi carolingien, étant décédé en 987 sans héritier, le duc franc Hugues dit « Capet » est élu roi des Francs en 987, ouvrant ainsi la dynastie capétienne ; il travaille tant à l’extension de son royaume de Francie (dont l’influence est alors réduite globalement au bassin parisien) qu’à étendre son autorité sur les autres duchés du territoire. Les villes, le commerce, l’agriculture, le peuplement (alors estimé à +- 5 millions d’habitants) se développent.

Le pays de Retz est libéré des vikings en 938 par le duc de Bretagne Alain II, dit « Barbetorte », qui fait de Nantes sa capitale ; la région prend de l’importance avec l’édification des châteaux-forts dans le pays de Retz (Machecoul, Pornic, Prigny, Saint-Etienne de Mer Morte) destinés à délimiter et protéger le duché de Bretagne des intrusions venant de Francie, d’Aquitaine (dont le Poitou en est alors le cœur politique), de Normandie, du Maine, et de l’Anjou. Le pays de Retz devient une baronnie du duché de Bretagne dont Machecoul devient le cœur.

L’ancien oppidum de Prigny se transforme en motte castrale avec la construction en bois d’un premier château-fort, dont il ne reste bien entendu aucune trace ailleurs que dans les textes. Cette motte féodale est importante car elle est le siège juridictionnel du pays de Retz jusqu’en 1680.

BAS MOYEN-AGE

Le 11ème siècle voit l’Eglise chercher à se libérer de l’emprise de la royauté et des laïcs qui entendent contrôler les droits de l’épiscopat et son recrutement. C’est aussi le siècle où le village de Prigny prend une toute autre importance.

Au mitan du siècle, les bénédictines dépendant de l’abbaye Notre-Dame de la Charité du Ronceray à Angers (1) fondent un prieuré consacré à Sainte-Marie dans le quartier des Moutiers à Prigny. Elles acquièrent alors auprès d’Even, curé de la paroisse, la chapelle bâtie et délaissée par les bénédictins de Saint-Philbert de Noirmoutier ; elles y construisirent leur église en la nommant « Madame » en hommage à la Vierge Marie. Sa première prieure fut probablement Adénor, l’une des filles des seigneurs de Prigny Judicaël et son épouse Adénor de Rays ; la dot qu’ils lui constitueront pour son mariage avec Dieu permettra la construction et la prospérité du prieuré.

Propriétaire de terres et de salines, titulaires de droits seigneuriaux (fiscaux et judiciaires), il perçoit de nombreuses taxes (passage, péage…). Il est également propriétaire de la moitié du bourg (hormis la maison du presbytère Saint-Pierre qui lui versait toutefois une redevance). Une partie des revenus ainsi dégagés était également reversée à son abbaye mère, laquelle s’enrichit à son tour.

A proximité, le prieuré Saint-Pierre et son église sont construits vers 1060, mais dépendent de l’abbaye bénédictine de Saint-Sauveur de Redon. A cette époque, l’église catholique considère que le clergé séculier et les laïcs sont trop dépendants des décisions politiques des seigneurs ou des nobles influents ; ainsi les abbayes décidèrent de renforcer leur pouvoir hiérarchique sur leurs institutions et leurs membres. C’est ainsi que le curé de l’église Saint-Pierre dut se faire moine auprès de cette abbaye afin de pouvoir poursuivre son ministère du culte. Aujourd’hui, il ne reste de ses bâtiments que son église Saint-Pierre (page patrimoine historique).

C’est dans cette seconde moitié du 11ème siècle qu’est édifiée la chapelle Saint-Jean-Baptiste dans le village de Prigny, qui correspond très probablement à la chapelle castrale. A la fin du siècle, à 300 m de la chapelle castrale, les moines de l’abbaye poitevine Saint-Jouin de Marnes (5) fondent le prieuré Saint-Nicolas dont l’église sera le lieu de culte du village.

C’est justement ce maillage religieux et territorial que constituent ces trois monastères dans l’histoire de Prigny (abbaye de Saint-Jouin de Marnes, abbaye du Ronceray, abbaye Saint-Sauveur de Redon) qui donnera son nom à la future commune des Moutiers-en-Retz. En effet, le nom initial des Moutiers (identifié dans les textes latins dès 1225) tient du latin « burgo monasterium » (le bourg des monastères).

Au 12ème siècle, la dynastie capétienne renforce l’administration et la justice du royaume, tout en s’appuyant sur l’église : Louis VI puis son fils Louis VII combattent les grands seigneurs ; l’administration se décentralise avec les baillis à la tête des baillages (ancêtres des préfets, appelés sénéchaux dans le midi et l’ouest de la France). Une dizaine de millions d’habitants peuplent la « Francie » que les rois capétiens vont désormais appeler la « France » en référence à la « chanson de Roland » (poème écrit vers 1100 racontant la mort de Roland au col de Ronceveaux en 778 en évoquant la « douce France »). La baronnie de Retz demeure au sein du duché de Bretagne.

Les Templiers (8) s’installent dans le pays de Retz à partir de 1130 en y fondant la Commanderie de Coudrie (Challans). Ils viennent s’installer à Prigny en raison du contrôle majeur de la baie de Bourgneuf que leur permet sa butte, comme le rappelle le soubassement du maître-autel de la chapelle Saint-Jean-Baptiste (cf patrimoine historique).

A la fin du siècle, l’époque est à la construction de châteaux afin justement de se défendre du royaume de France à l’est, ou de l’Aquitaine anglaise au sud (Aliénor d’Aquitaine l’a apportée en dot lors de son mariage en 1152 avec Henri Plantagenêt, comte d’Anjou et duc de Normandie, lequel deviendra roi d’Angleterre en 1154 sous le nom d’Henri II).

Le château-fort de Prigny est alors reconstruit en pierre à l’initiative du seigneur de Retz, protégé au sud par la mer et à l’est par des douves alimentées par le ruisseau le Millac ; Prigny bénéficie toujours de son propre port. A cette époque, la baie de Bourgneuf s’étend bien plus profondément qu’aujourd’hui dans les terres jusqu’à atteindre Machecoul ; le village de Bouin, aujourd’hui dans les terres vendéennes, était une île.

Mais l’envasement progressif de la baie (sédimentation fluviale provenant de la Loire et de la Charente), suivi de sa poldérisation par ses habitants, repoussent le trait de côte vers l’océan et isole progressivement Prigny dans les terres dès le 12ème siècle, faisant le succès des petits ports d’échouage sur la côte comme celui du quartier des Moutiers.

Cette sédimentation s’étend à l’estuaire de la Loire et fera le succès du port de Paimboeuf au 17ème siècle, en tant qu’avant-port de Nantes, auprès de navires à fort tirant d’eau incapables de remonter le fleuve plus en amont.

Comme d’autres régions maritimes de France (marais de Guérande, côte charentaise, côte aquitaine), la richesse de Prigny était assurée depuis le siècle précédent par l’exploitation du sel (7), « or blanc » qu’elle exportait dans l’Europe. La salaison était à l’époque le seul moyen de conserver les aliments, outre qu’il était nécessaire à l’alimentation des hommes et des animaux.

Progressivement, l’activité économique et la population de Prigny se déplacent au village des Moutiers dont le port n’est alors pas menacé par l’envasement ; sauniers pêcheurs et marins s’y installent donc progressivement. Avec les sauniers qui assainissent le marais breton (9) autour de Prigny, ce sont plusieurs activités qui se développent afin de travailler au plus près de la chaîne de production et d’exportation, révélant ainsi le paysage économique des Moutiers. Il s’agit de transport, d’entreposage, de salorges, de chantiers navals de construction et de réparation, de corderie (laquelle a employé des lépreux d’une des maladreries du pays, telles celles de Bourgneuf ou de Machecoul). Tout ceci favorise ainsi la croissance de petits ports d’étier ou d’échouage dont les bateaux permettent l’acheminement du sel vers les navires à fort tirant d’eau mouillant au large.

Au 13ème siècle, la monarchie capétienne (Louis VIII, puis Louis IX dit « Saint-Louis », puis Phillippe III dit « le Hardi », puis Philippe IV dit « le Bel ») s’affirme au sein d’une société féodale qui s’organise autour de trois ordres : les travailleurs dans les campagnes et les villes, la noblesse, et l’église.

Les Templiers créent la Commanderie des Biais (Saint-Père en Retz), sous l’autorité de celle de Coudrie (Challans).

Implantée dans le pays de Retz mais issue de la petite noblesse poitevine, la famille Chabot recueille en 1252 la seigneurie de Retz par effet du mariage de Gérard II Chabot avec Eustachie de Retz. En 1280, celui-ci reçoit en donation de l’abbaye Notre-Dame des Fontenelles (fondée en 1210 en Bas-Poitou et située aujourd’hui près de à La Roche sur Yon) ainsi que la cohue de Machecoul (mot breton désignant des halles marchandes).

Le prieuré du Ronceray continue d’améliorer ses revenus en exploitant, à partir de 1225, un moulin à vent de mouture de céréales ainsi qu’un four à pain. Bénéficiant également du droit de cohue, il perçoit ainsi les droits d’emplacement lors du marché hebdomadaire des Moutiers qui se tenait sur la place située au bout de son terrain clos, juste à côté du Puits Davy (page naissance).

Le 14ème siècle est marqué par plusieurs événements : le grand schisme de l’église d’occident, la royauté change de dynastie avec les Valois qui succèdent aux capétiens (par Charles de Valois, frère de Philippe le Bel), la guerre de Cent Ans entre les rois d’Angleterre et de France (de 1337 à 1453, Edouard III vs Charles V, puis Henri VI vs Charles VII, l’action de Jeanne d’Arc), la grande famine (de 1315 à 1317), l’épidémie de peste noire (de 1347 à 1352) succédant à une épidémie de lèpre, la fragilisation de la féodalité par les révoltes (Jacquerie de 1358 notamment contre le prix du blé et l’insécurité dans les campagnes). La démographie et l’économie du royaume s’effondrent.

Le pays de Retz devient la baronnie la plus grande du duché de Bretagne. Elle ne subit toutefois pas directement l’occupation anglaise, le duché de Bretagne ayant adopté dans le conflit une position de neutralité.

En revanche, le Bretagne subit sa propre guerre de succession (de 1341 à 1364) qui oppose les Montfort soutenus par l’Angleterre, aux Blois-Penthièvre soutenus par le roi de France avec à ses côtés le chevalier breton Bertrand du Guesclin ; celui-ci poursuivra sa carrière militaire jusqu’à chasser les anglais du royaume en 1453, et deviendra à ce titre grand connétable de France. Ce conflit de succession s’achèvera avec le traité de Guérande en 1365 au terme duquel : Jean de Montfort est reconnu duc de Bretagne (sous le nom de Jean IV) et prête hommage au roi de France, tandis que Jeanne de Penthièvre renonce au duché de Bretagne en recevant le Penthièvre ainsi qu’un dédommagement financier.

La baronnie de Retz, dépendante du château de Machecoul, constitue la Marche méridionale de Bretagne au sud de la Loire ; sa position reste donc militairement stratégique pour contrer des attaques, ainsi qu’économiquement substantielle par la perception de taxes et impôts ; la châtellenie (6) de Prigny assure ainsi sa prospérité.

En 1371, au décès de Girard V Chabot, dépourvu d’héritier mâle, la seigneurie de Retz revient alors à sa soeur Jeanne Chabot, dite « la Sage », dernière de la lignée et elle-même sans enfant. Après sa mort en 1406 et après règlement d’un conflit de succession entre deux branches familiales, le pays de Retz est transmis à son cousin éloigné Guy II de Montmorency-Laval (dit aussi Guy de Laval-Blaison) qui accepte de renoncer au nom et armes de Laval pour prendre ceux de Retz. Celui-ci, devenu Guy de Laval-Retz, le transmettra à son fils Gilles de Rais.

EPOQUE MODERNE

Le 15ème siècle connaît d’autres événements marquants : la fin de la guerre de Cent Ans (1453) avec Jeanne d’Arc qui voulait bouter les anglais hors de France, Charles VII monte sur le trône et les chasse définitivement après la reconquête de la Normandie et de la Guyenne (Aquitaine) ; la création en 1453 du Parlement de Bretagne (toujours duché indépendant) ; l’unification du territoire de France par Louis XI, sacré roi en 1461 après la mort de son père Charles VII ; le déclin des grands seigneurs ; le renouveau de la population et de l’économie ; la découverte des Amériques par Christophe Colomb ; le perfectionnement de l’imprimerie par Gutenberg (inventée en Chine) avec son impact majeur sur la transmission de l’information (jusque là orale éphémère et fragile) et sur l’alphabétisation des populations.

Louis XI entre en guerre contre les féodaux réfractaires au pouvoir royal dont François II, conflit qu’ils transmettront à leurs enfants respectifs : Charles VIII et Anne de Bretagne. Ceux-ci, après des années de combats et la défaite de la duchesse de Bretagne, scelleront la paix par un mariage diplomatique à Langeais en 1491, la faisant reine de France à l’âge de 14 ans.

Gilles de Rais est devenu seigneur de Retz et de Tiffauges. Compagnon de Jeanne d’Arc, il s’était illustré pendant la guerre de Cent Ans et avait été nommé maréchal de France par Charles VII ; ce dernier ira même jusqu’à autoriser la modification le blason de la baronnie de Retz en y adjoignant la « bordure de France » (liseré de fleurs de lys d’or sur tout son pourtour). Condamné pour alchimie, magie noire et différents crimes, Gilles de Rais sera pendu et brûlé à Nantes le 26 octobre 1440, sans héritier mâle. Sa fille Marie de Laval-Retz meurt également sans enfants, la transmission de la baronnie de Retz repart en direction de différents collatéraux de la famille de Laval (René de la Suze puis sa fille Jeanne de Retz, puis successivement les familles Chauvigny, Tournemine, Annebault, Clermont-Tonnerre, Gondi).

Mais c’est aussi le siècle qui verra le port du Collet, situé à la confluence de la rivière Falleron (en provenance de Bourgneuf en Retz) et de l’étier de Millac (nommé également étier de la Charreau Blanche), connaître la plus forte dynamique économique des 15ème siècle et 16ème siècle en devenant le 1er exportateur de sel marin de France.

Et ceci notamment grâce à la force de la Hanse, puissante association de commerçants originaire d’Allemagne du nord qui développait ses intérêts économiques en passant des accords fiscaux avec les régions et villes d’intérêt commercial majeur (en l’espèce, le commerce du sel) ; et c’est de ce mot germanique désignant un groupe d’intérêts économiques que sera tiré des siècles plus tard le sigle « Lufthansa » [Hanse de l’air] de la compagnie aérienne allemande. Cette activité salicole sera et restera le véritable marqueur de l’identité des Moutiers en Retz.

En 1488, Anne de Bretagne devient duchesse de Bretagne.

En 1494, le roi Charles VIII envahit l’Italie afin de faire valoir les droits des rois de France sur le royaume de Naples ; mais il doit renoncer face à la coalition qui se dresse contre lui. En 1498, Louis XII reprend ces prétentions mais la France est à nouveau chassée d’Italie par une nouvelle coalition.

Le 16ème siècle marque communément l’affirmation du pouvoir central de l’Etat monarchique (François 1er, Henri IV…), la transformation de l’Europe et de la France par la Renaissance (même si cette notion est injuste à l’égard du Moyen-Âge qui fut également une époque de créativité artistique et d’inventivité scientifique) ; renouveau artistique et scientifique (Léonard de Vinci et autres artistes, scientifiques, penseurs…) ; promulgation de l’ordonnance de Villers-Cotterêts le 25 août 1539 ; explorations et colonisations (Jacques Cartier fonde la province de Québec, la Guyane et la Louisiane sont colonisées, et ce n’est qu’un commencement).

Mais c’est aussi le siècle des guerres de religion (8 en 36 ans) avec la Réforme protestante : protestations de Luther contre les indulgences et le train de vie excessif de la famille Borgia et du pape.

En 1514, François d’Angoulême (futur François 1er) épouse Claude de France, devenue duchesse de Bretagne par effet du décès de sa mère d’Anne de Bretagne le 09 janvier 1514 à Blois ; la jeunesse de son épouse l’amène à gérer le duché.

En 1515, Louis XII décédé, le roi François 1er (son neveu) décide à son tour de conquérir l’Italie et emporte le duché de Milan en battant les suisses la même année à Marignan.

En 1517, les idées de la Réforme de Luther (puis de Calvin en France) gagnent la France ; François 1er puis son fils Henri II répriment les huguenots, protestants français essentiellement issus de la noblesse.

Le protestantisme apparaît à Nantes vers 1530, l’église calviniste se constitue d’environ trois cents personnes qui se réunissent hors de la ville au lieu-dit la Gâcherie. A cette époque, son implantation est minime dans le pays de Retz (par exemple famille Goulaine, famille La Lande de Machecoul) ; elle s’étendra davantage et progressivement en Bretagne (Missillac, Guérande) et au sud-est de la Loire (Vieillevigne, Montaigu, Clisson, Blain).

En 1532, le duché de Bretagne est rattaché au royaume de France par accord entre François 1er et les Etats de Bretagne, emportant donc avec lui le pays de Retz. Décédée en 1524, Claude de France n’aura pas connu ce rattachement, combattu avec constance par sa mère.

François 1er perd ses guerres d’Italie contre Charles Quint (roi d’Espagne depuis 1516 sous le nom de Charles 1er et empereur de Saint-Empire germanique depuis 1519), au cours desquelles le chevalier Bayard « sans peur et sans reproche » décédera en 1524.

Au décès de François 1er et de Charles Quint, leurs fils respectifs Henri II et Philippe II poursuivront la guerre jusqu’à ce que la France renonce en 1559 à ses ambitions sur l’Italie.

En 1565, le mariage de Claude-Catherine de Clermont avec Albert de Gondi transmet la baronnie de Retz à la famille Gondi.

En 1560, Catherine de Médicis assure la régence du royaume, Charles IX (fils de Henri II) étant trop jeune pour gouverner. La famille des Guise, catholique, tente d’influer sur la royauté tandis qu’une partie de la famille des Bourbons, passée au protestantisme, lutte pour le pouvoir. La conjuration d’Amboise (complot contre les Guise) est sévèrement réprimée, le Chancelier Michel de l’Hospital et Catherine de Médicis cherchent à faire accepter le concept de « tolérance civile » en faveur du culte protestant.

Charles IX et Catherine de Médicis ordonnent d’exécuter les chefs protestants à Paris (notamment l’amiral de Coligny) ; mais l’opération tourne au massacre de la Saint-Barthélémy (jour de la fête du saint, l’un des douze apôtres de Jésus) dans la nuit du 23 au 24 août 1572 à Paris, et dans les jours qui suivent dans d’autres villes de France. A Nantes, le maire Guillaume Harrouys n’exécute pas l’ordre royal relayé par le gouverneur de Bretagne, le duc de Mercoeur, un des chefs de la Ligue Catholique, épargnant ainsi les protestants nantais.

En 1581, en remerciement à Albert de Gondi, maréchal de France, pour ses services rendus auprès de sa mère Catherine de Médicis puis de son frère Charles IX, Henri III transforme la baronnie de Retz en duché-pairie (duché dont le duc se voit attribué la dignité de « pair de France ») dont Machecoul devient la capitale.

En 1588 dans le pays de Retz, emmenés par Henri de Bourbon, roi de Navarre (et futur roi de France sous le nom de Henri IV), les « huguenots » cherchent à prendre le contrôle de l’Ouest ; les protestants seraient ainsi surnommés, sans certitude, par déformation du mot eyguenot, francisation du mot allemand eidgenossen désignant les réformés suisses. Ils assaillent le château de Machecoul (capitale du duché, place forte du catholicisme, intérêt géostratégique), défendu par Charles de Gondi (fils d’Albert) avec l’appui militaire du duc de Mercoeur ; l’échec du siège conduit les Huguenots à se replier, lesquelles pillent l’abbaye de l’Île Chauvet, les lieux de Prigny et du Collet, et Bourgneuf.

Le 14 mars 1590, Henri IV harangue ses troupes (« ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l’honneur et de la victoire ») et bat la Ligue catholique commandée par le duc de Mayenne qui refusait de reconnaître son autorité.

Henri IV se convertit en 1593 au catholicisme pour pouvoir devenir roi de France (« Paris vaut bien une messe »), conformément au souhait de sa maîtresse Gabrielle d’Estrées. Il met fin à la guerre en signant son célèbre Edit de Nantes le 13 avril 1598.

Le 17ème siècle n’est pas celui de la paix, même si l’autorité royale s’est considérablement renforcée depuis la régence de Marie de Médicis jusqu’à Louis XIV ; le « roi soleil » représente la monarchie absolue dite « de droit divin », et Versailles devient le centre du pouvoir ; la France se pose en puissance européenne militaire et culturelle, mais sa société reste profondément inégalitaire.

En 1633, Henri de Gondi marie à son cousin germain Pierre de Gondi sa fille aînée Catherine afin que le duché demeure dans la famille Gondi. De leur union naîtra en 1635 Paule-Marguerite, qui héritera du duché à la mort de son père en 1677 ainsi que du duché de Mortagne sur Sèvre.

La société reste profondément inégalitaire entre ses trois ordres (clergé, noblesse, tiers-état), ce qui entraîne plusieurs événements : la Fronde entre 1648 et 1653 (portée à Paris par Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz) contestant la politique de Mazarin (renforcement du pouvoir royal sur les parlements, hausse des impôts…) ; révoltes de la faim en 1675 et manifestations contres les nouveaux impôts de Louis XIV dans le royaume (notamment des Bonnets Rouges en Bretagne) ; 1685 : révocation par Louis XIV de l’Edit de Nantes par son édit de Fontainebleau, lequel interdit de fait la religion réformée ; 1693-1694 : la grande famine.

L’activité du port du Collet s’était diversifiée avec l’exportation de productions locales autres que le sel (agriculture, élevage, viticulture, pêche, ostréiculture…). Sur sa rive droite prospère le port de Bourgneuf en Retz, tandis que sur sa rive droite s’est installé le petit port de Millac qui rejoint le port de Prigny par l’étier de Millac. Mais l’envasement du Collet va s’aggraver au point de mettre en question la prospérité portuaire et économique de ce dernier.

L’importance du château de Prigny a commencé à décliner : l’envasement de la baie lui fait perdre son port et son utilité militaire, le centre de gravité économique et politique de la baie se déplace ainsi à Bourgneuf en Retz, le siège de la justice seigneuriale y est transféré à son tour en 1680.

EPOQUE CONTEMPORAINE

Le 18ème siècle est celui des « Lumières » (Montesquieu, Mirabeau, Condorcet, Voltaire, Rousseau…), mais également celui des révolutions et coups d’Etat : 1789 (la monarchie absolue est renversée puis abolie en 1792) ; la guerre de Vendée puis la Terreur (1793) ; la réaction thermidorienne puis le Directoire (1795) ; coup d’Etat de Bonaparte du 18 brumaire de l’an VIII (9 novembre 1799) qui ouvre au Consulat et ses pleins pouvoirs ; sacre de Napoléon 1er le 02 décembre 1804 à Paris ; abdication de celui-ci le 05 avril 1814.

En 1716, Paule-Marguerite de Gondi décède sans héritier direct. Le duché de Retz revient alors à son plus proche héritier, son neveu Louis-Nicolas de Neufville-Villeroy.

En 1730, le prieuré Saint-Nicolas de Prigny est entièrement détruit, entraînant le transfert de culte à l’église Saint-Jean-Baptiste de Prigny ; celle-ci est alors agrandie (cf page patrimoine).

En 1777, l’étier du Collet est creusé afin tant de maintenir l’activité portuaire face à l’envasement de la baie, que de gérer la circulation des eaux douces et salées entre le marais et la mer grâce au vannage de Millac.

En 1779, le marquis Alexandre de Brie-Serrant, descendant de seigneurs angevins, rachète le duché de Retz à la famille de Neufville-Villeroy ; il le vend ensuite « à la découpe » à différents seigneurs de la région, ne conservant pour lui-même que les fiefs de Machecoul et de Pornic, jusqu’à ce que la Révolution l’en dépossède en 1790.

Les révolutionnaires rompent avec l’organisation royale en supprimant les duchés et en leur substituant les départements. Le pays de Retz est ainsi intégré au département de Loire-Inférieure, lequel fait partie des cinq départements composant la Bretagne.

En 1790, le lieu-dit « Les Moutiers » prend le nom de « bourg des Moutiers ». La pêche côtière est une activité majeure, et s’étend en ce siècle à la pêche à la morue au large des bancs de Terre-Neuve, au départ du port du Collet. Aujourd’hui la pêche est redevenue côtière et artisanale, et se complète de pêcheries le long des plages, typiques de la côte de Jade.

Le prieuré du Ronceray aux Moutiers ne survivra pas à sa confiscation par la Révolution et à sa mise en vente comme bien national en 1791 ; les terrains et bâtiments seront vendus.

En 1793, le pays de Retz (conjointement avec l’Anjou, le Maine et Loire et la Loire-Inférieure) rejoint la Vendée royaliste qui s’est rebellée le 11 mars contre la République : anticléricalisme de la Révolution, protestation contre l’exécution de Louis XVI, contestation des privilèges en faveur des bourgeois et des riches, refus de la nationalisation des biens de l’Eglise.

Vivant au bourg des Moutiers, « Jeanne de Prigny » rejoint les insurgés, mettant son logement à leur disposition comme centre de ralliement. Avec d’autres, elle le paiera de sa vie : elle sera faite prisonnière, embarquée au port de Méans près de Saint-Nazaire sur le bateau « Le Destin » en direction de la baie de Bourgneuf, où ils seront jetés à la mer à l’approche du rocher de Pierre-Moine pour s’y noyer.

Après quelques victoires, la succession de défaites de l’armée républicaine en 1793 va entraîner une véritable guerre civile en 1794 avec les « Colonnes Infernales » du général Turreau, qui ne prendra fin qu’en 1796 avec l’exécution du général royaliste de Charette de la Contrie.

Le 19ème siècle est une période de secousses politiques : 1815 première restauration avec Louis XVIII ; Charles X lui succède ; 1830, révolution de Juillet, mais seconde restauration de la monarchie avec Louis-Philippe ; révolution de 1848 et instauration de la IIème République ; coup d’Etat du 02 décembre 1851 par Louis-Napoléon et instauration du 2nd Empire, il se fait couronner empereur et nommer Napoléon III ; 1870, Napoléon III est vaincu par les prusses qui encerclent Paris ; 1871 la Commune de Paris aboutit à ce que l’assemblée précédemment élue se transforme en assemblée constituante qui désigne Thiers président de la République ; 1873, démission de Thiers et élection de Mac Mahon ; 1875 naissance de la IIIème République.

Mais ce 19ème siècle est également celui de la naissance des Moutiers-en-Retz.

 

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