Les Moutiers en Retz (addendum)

 

Cet addendum est dédié aux Moutiers en Retz afin de développer certains points de son Histoire.

1  L’abbaye Notre-Dame du Ronceray

Il s’agit de l’abbaye bénédictine établie dans le quartier de la Doutre à Angers, sur la rive droite de la Maine ; elle fut la seule abbaye de femmes d’Angers, et nommée à l’origine Sainte-Marie de la Charité. Elle a été fondée en 1028 par Hildegarde, comtesse d’Anjou épouse de Foulques Nerra. Son autorité sur ses prieurés et leurs domaines fut importante au point de s’étendre au-delà de l’Anjou jusqu’au pays de Retz.

L’église abbatiale est construite à la place d’une ancienne église dans laquelle Saint-Melaine, évêque de Rennes, célébra une messe vers 533 en présence des évêques de Nantes et du Mans, et d’Aubin chef de l’église d’Angers. Les travaux de l’abbaye ont mis à jour une crypte ainsi qu’une statue de la Vierge entourée d’un roncier ; elle adoptera alors le nom de Notre-Dame de la Charité du Ronceray au début du 16ème siècle.

Les abbesses du Ronceray sont issues de grandes familles du royaume et renforcent ainsi l’aura de l’abbaye par sa position spirituelle économique et sociale. Avec son épouse Agnès de Bourgogne, Geoffroy Martel, fils de Hildegarde, contribueront à fonder l’abbaye aux Dames à Saintes, première abbaye bénédictine de la Saintonge, mais c’est une autre histoire.

La Révolution signera en 1792 la fin de sa prospérité, avec son abandon par les religieuses consécutif à la confiscation de leurs biens ; les bâtiments seront reconvertis en hôpital en 1793, en caserne militaire en 1806, en école d’arts et métiers en 1815, d’hôpital en 1914-1918, avant d’être acquise par la Ville en 1998 et progressivement restaurée depuis lors afin d’en célébrer le millénaire en 2028.

2  L’abbaye Saint-Philbert de Noirmoutier

Fondée vers 674 par Saint-Philibert sur l’île Her (devenue Noirmoutier), elle dépend du Poitou. Les moines y développent dans ses marais l’agriculture et l’exploitation du sel.

Les invasions vikings pousseront les moines à l’abandonner et à transférer le sarcophage de Saint-Philibert au monastère de Déas (devenu Saint-Philbert de Grandlieu). Les vikings (cf infra) la détruiront vers 830.

L’église Saint-Philbert sera construite sur ses ruines mais la crypte mérovingienne originelle est conservée.

3  L’abbaye de Saint-Sauveur de Redon

Elle a été fondée en 832 par Conwoïon, religieux bénédictin issu de l’aristocratie bretonne. Avec le soutien de Nominoë, gouverneur de Bretagne (et bientôt roi des bretons), le seigneur breton Ratvili lui cède un territoire marécageux situé au confluent de la Vilaine et de l’Oust.

Bénéficiaire de nombreuses donations, son patrimoine s’agrandit au point de la transformer en centre de pouvoir. Ravagée par les vikings, son église sera reconstruite au début du 11ème siècle, la plus grande d’Armorique dit-on.

La ville de Redon (Rodon en celtique, signifiant « gué ») s’y développe et s’étend au fil des siècles et du développement économique de la région. Elle devient l’avant-port de Rennes pour les bateaux dont le tirant d’eau ne permet pas de remonter la Vilaine.

4  Les vikings

Ils s’installent en Francie entre le 8ème et le 10ème siècle, aussi bien pour se livrer au pillage qu’au commerce ; leurs invasions s’étendirent jusqu’au monde méditerranéen (byzantin et musulman).

Ils vendaient des fourrures, de l’ambre, des cordages, de l’ivoire de morse, parfois des esclaves ; ils achetaient du vin, des objets de luxe (tissus, bijoux), du sel, des céréales, mais aussi du miel pour confectionner leur bière et leur hydromel.

Mais ils savaient également piller (monastères, villes) et rançonner en échange de la paix. En 843, les vikings firent le sac de la ville de Nantes, massacrèrent les habitants réfugiés dans la cathédrale et incendièrent celle-ci ; leur installation dans les îles de Loire à proximité ainsi qu’à Noirmoutier leur permirent de lancer des expéditions contre les abbayes du pays de Retz, et bien au-delà jusqu’à Tours et Orléans.

En 885, ils assiègent Paris (42 000 normands arrivés par la Seine sur 700 drakkars) avant de poursuivre leurs conquêtes jusqu’en Bourgogne qu’ils vont totalement ravager.

En 911, Charles III dit « le Simple » signa la paix avec le chef viking Rollon en lui confiant un territoire le long de la Seine qui verra naître, au fil du temps et au gré de leur sédentarisation, la ville de Rouen (Rollon) et la région de Normandie.

Cette installation pérenne dans la société franque permis l’intégration de ces générations de vikings par leur adoption de la langue et du christianisme ; Guillaume le Conquérant, qui envahira et prendra le contrôle de l’Angleterre en 1066, est issu de cette lignée. Toutefois, la plupart des vikings quitteront ces régions face à l’émergence de féodalités armées et puissantes.

5  L’abbaye de Saint-Jouin de Marnes

Elle a été fondée à la fin du 4ème siècle par l’ermite Jovinus (Jouin en français) sur le lieu même de l’oratoire que celui-ci érigea en 342 ; cet oratoire gagne en influence dans la région et donne lieu à l’établissement de l’abbaye d’Ension.

Lors des invasions vikings de la fin du 9ème siècle, les moines de Saint-Martin de Vertou s’y réfugient. Les deux communautés monastiques fondent alors l’abbaye de Saint-Jouin de Marnes en suivant la règle de Saint-Benoît ; l’abbaye assure son rayonnement spirituel ainsi que sa prospérité économique.

Parce qu’elle fusionne sous son autorité les paroisses des deux abbayes originelles réunies, sa juridiction s’étend à de nombreuses paroisses du diocèse de Nantes, par exemple : Prigny, Notre-Dame de Bouin, Vue, Rezé, Pont Saint-Martin, Gétigné et Clisson.

Elle est à l’origine du prieuré Saint-Nicolas de Prigny, construit à la fin du 11ème siècle avec les faveurs de Judicaël, seigneur du lieu ; celui-ci leur aurait en outre donné des terres dans l’île de Bouin afin d’y développer des salines ainsi qu’un parc à huîtres, ainsi qu’à Prigny, outre un moulin à vent et des droits sur les bois. A son décès, son fils Barbotin entretiendra les mêmes liens économiques avec le prieuré.

De cette abbaye, il ne reste aujourd’hui que son église abbatiale, l’un des édifices romans majeurs du Poitou érigé au cours du 11ème siècle et de la première moitié du 12ème siècle. L’abbaye sera pillée et le bâti partiellement détruit lors des guerres du religion du 16ème siècle. En 1655, elle sera rattachée à la congrégation de Saint-Maur qui assurera son renouveau et son extension jusqu’au 18ème siècle.

La Révolution de 1789 la fera vendre en tant que bien national, hormis l’église qui subira l’épreuve du temps. Prosper Mérimée la fera restaurer et classer monument historique en 1862.

6  La châtellenie

Il s’agit d’une féodalité rattachée à une seigneurie, dirigée par un châtelain en charge de la gestion et de la juridiction de « haute justice » de la châtellerie [château et dépendances] et de ses territoires.

Les causes de la disparition du château-fort de Prigny ne sont pas parfaitement établies mais découlent probablement du déclin économique de la ville face à la prospérité du quartier des Moutiers, à la perte d’importance politique lorsque les lieux de pouvoirs se déplacent vers Machecoul ou Pornic, et finalement par l’abandon de son habitation et de son entretien.

7  Le sel

« L’or blanc » était au Moyen-Âge une activité économique majeure sur toute la façade atlantique en raison de ses baies et marais ; ce sel de cuisine servait tant à l’alimentation des hommes et des animaux qu’à la conservation des aliments pour les besoins de leur stockage ou de leur transport ; ses productions étaient destinées tant au marché intérieur qu’à son exportation (îles britanniques, Flandre, mer baltique).

C’était également une source importante de revenus pour l’Etat ; les régions de France étaient soumises, ou non, à l’impôt de « la gabelle » ; par exemple : la Bretagne en était exemptée, la Guyenne était rédimée (exemption achetée), le Poitou payait la petite gabelle (hormis la Saintonge, exemptée), la Touraine payait la grande gabelle.

Cet impôt a été définitivement aboli en 1945, après diverses périodes de suppression et de rétablissement ; le travail des « gabelous » (perception des taxes et lutte contre le faux-saunage) sera alors réorienté vers les boissons et tabacs. Dans le marais breton (cf infra), les paludiers devront faire face à la concurrence des autres bassins salicoles (celui de Guérande puis celui du Midi méditerranéen), à l’envasement de la baie, à l’arrivée du sel industriel, avant de devoir se reconvertir (agriculture, élevage, pêche, activités portuaires).

L’Histoire nous montre qu’avant la généralisation des marais-salants et la maîtrise de l’évaporation, des fours étaient utilisés pour produire du sel de cuisine (chlorure de sodium) par bouillage de saumure. C’est un procédé très ancien puisque déjà utilisé du temps des gaulois. Il était adapté aux régions à l’intérieur des terres où l’ensoleillement ne suffisait pas à faire évaporer l’eau naturellement (par exemple Chateau-Salins en Lorraine, Lons-le-Saunier en Franche-Comté, Salies-du-Salat dans le Béarn).

La technique consiste à concentrer dans des trous la saumure par décantation et évaporation jusqu’à obtenir 300 g de sel par litre ; la saumure concentrée est ensuite verser dans des « augets » (godets), placés dans un four à feu de bois jusqu’à évaporation totale ; le sel cristallisé est récupéré. La consommation de bois était considérable pour obtenir du sel puisqu’il est admis qu’il fallait jusqu’à 18 cuissons, d’une durée chacune pouvant atteindre 24 heures.

Marais-salants de la Tenue de Mareil, avec reconstitution au premier plan de deux bacs à saumure.
Marais-salants de la Tenue de Mareil, avec reconstitution au premier plan de deux « bacs » à saumure

Outre le sel, le commerce portait également sur la saumure. Depuis l’antiquité romaine, elle était exploitée non seulement pour conserver mais également pour attendrir la viande par marinade. Elle était parfois enrichie de sucre, d’aromates, de vinaigre selon la destination de la viande.

8  Les Templiers

Ils portent le nom de l’ordre militaire fondé en 1119 à Jérusalem par Hugues de Payns, chevalier champenois qui s’était donné à l’origine pour mission de protéger les pèlerins à Jérusalem qui empruntaient le chemin du saint-sépulcre ; ils vont alors loger près du temple de Salomon et ainsi créer l’Ordre du Temple. Ils font vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance ; placé sous l’autorité directe du pape, l’Ordre essaime ses commanderies à travers l’Europe et le Proche-Orient ; il s’enrichit de donations de terres et de biens immobiliers.

Certains reviendront s’installer en France à la suite de l’effondrement du royaume franc de Jérusalem, reconquise par Saladin en 1187. Ils sont présents dans le pays de Retz depuis 1130 (Pornic et Bouin) ; ils fondent en 1207, sur les terres de Biais (aujourd’hui Saint-Père en Retz) que Conan III, duc de Bretagne, leur avait officiellement cédé en 1140 (mais dont ils avaient probablement la jouissance depuis 1128), la Commanderie des Biais (dépendante de la Commanderie de Coudrie [Challans], diocèse de Poitiers).

Cette commanderie, religieuse et militaire, administrait le pays de Retz, dans ses aspects administratifs (gestion des dons et privilèges), sécuritaires (protection des pèlerins), religieux (gestion des paroisses) et économiques (notamment l’exploitation des marais salants), afin de recueillir les revenus nécessaires au financement de l’action des chevaliers du Temple en Terre Sainte, en particulier à Jérusalem.

Le roi de France Philippe IV fait arrêter les Templiers en 1307 et saisit leurs biens afin de récupérer ses créances. Le pape Clément V prononcera la dissolution de l’Ordre du Temple en 1312 et attribuera leurs biens à l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean. Jacques de Molay, son grand maître, sera condamné et brûlé à Paris le 18 mars 1314. Il faudra attendre 2007 pour que l’Ordre du Temple soit réhabilité par l’église catholique.

Les deux commanderies seront reprises par les Hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, tandis que celle des Biais sera annexée à celle de Coudrie. La commanderie prendra le nom de Commanderie des chevaliers de l’Ordre de Malte à partir de 1530, lorsque Charles Quint prendra possession de l’île de Malte.

L’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean est une institution hospitalière de Jérusalem à l’époque des Croisades qui s’est transformée en un ordre religieux-militaire, avec les mêmes caractéristiques et les mêmes missions que l’Ordre du Temple. A la disparition de l’Ordre du Temple, les Hospitaliers récupéreront une partie de ses biens.

La croix de l’Ordre de Malte est différente de la croix templière. La première est une croix généralement blanche, à quatre bras en forme de V, et se terminant par huit pointes. La seconde est une croix pattée à quatre branches, dépourvues de pointe, qui s’élargissent à leur extrémité, généralement rouge ; mais les templiers ont adopté des caractéristiques différentes au fil du temps (ci-dessous la Croix du Temple inscrite sur la base du maître-autel de la chapelle Saint-Jean-Baptiste de Prigny). Plus que la croix, c’est le manteau blanc (couleur de la pureté) à croix rouge (couleur du sacrifice) qui permettait de distinguer l’Ordre du Temple de celui des Hospitaliers de Saint-Jean.

Croix de l'Ordre du Temple
Croix de l’Ordre du Temple

Denis 1er, roi du Portugal, crée en 1319 l’Ordre du Christ et obtient du pape qu’une partie de la fortune des Templiers lui soit reversée.

9  Le « marais breton« 

Classé site « Natura 2000 » (biodiversité) depuis 2004, il est également inscrit à la « convention de Ramsar » (zone humide d’importance internationale) depuis 2017. Il correspond à la zone s’étendant aux frontières de Bourgneuf en Retz, Marchecoul, Challans, Saint-Jean de Monts et l’océan. Antérieurement appelé baie de Bretagne, il dépendait du royaume de Bretagne, d’où son nom, et touchait le royaume du Poitou ; cette baie abritait plusieurs îles (Chauvet, Bouin, le Collet, Noimoutier, Sallertaine…). Il s’étend aujourd’hui sur deux départements (Loire-Atlantique et Vendée), 39 communes, 45 000 hectares.

Au Moyen-Âge, le marais breton était submergé par la mer, hormis quelques îlots et cordons dunaires. Au 11ème siècle, les bénédictins commencent à aménager ce territoire afin d’en faire un vaste marais salant (assèchements, canalisations tant d’approvisionnement que d’évacuation, bassins, colmatages), à une époque où le sel assurait la conservation des aliments et contribuait à l’alimentation des hommes et des animaux (cf supra).

Au 18ème siècle, ces transformations et de nouveaux travaux d’assèchement ont redéfini la topologie des lieux qui se partagent entre salines et ports ; des travaux de colmatages du marais ont conduit à déplacer certains ports d’échouage du coteau nord est vers le bord de mer sud-ouest (ainsi le port de Bourgneuf en Retz a du se réinstaller au Collet, à la confluence du Falleron et de l’étier de Millac).

Au 19ème siècle, la sédimentation et l’envasement continuels de la côte conduisent à développer des bassins et des écluses de chasse afin de réguler les flux d’eaux douces et d’eaux salées et leur impact sur la biodiversité. Il est dit également que l’envasement de la baie aurait également une cause inattendue : le largage par tonnes, au fil du temps, de leurs lests de fond de cale par les navires venant prendre livraison du sel, avant de repartir.

Vers 1881 ont été construites l’écluse du Collet ainsi que la maison de l’éclusier. Les travaux d’agrandissement du port de plaisance en 1997ont neutralisé l’écluse, qui a été reportée en amont par un double ouvrage sur le Falleron et l’étier de la Charreau Blanche (nommé aussi étier de Millac). Aujourd’hui, l’écluse est remplacée par une passerelle offrant un joli panorama sur l’embouchure du Falleron ; la maison de l’éclusier, qui s’était transformée en bistrot fréquenté par les pêcheurs sauniers et écrivains, a cédé la place à un restaurant.

Ancienne écluse du Collet
Ancienne écluse du Collet
Au centre, l'écluse sur le Falleron
Au centre, l’écluse sur le Falleron
L'ancienne maison et bistrot de l'éclusier
L’ancienne maison et bistrot de l’éclusier

Le 20ème siècle est celui du déclin de l’exploitation des marais-salants et des ports de la baie (Port du Collet, Port du Bec, Port des Brochets), qui vont laisser la place aux activités agricoles (élevage, maraîchage), ostréicoles et touristiques. Hormis une zone ostréicole à l’ouest de Bourgneuf, le marais breton est rendu progressivement à la prairie.

On distingue le polder (terrain gagné sur la mer et isolé par endiguement), le marais salé (dédié à la production de sel (cf supra), sur le bord de mer) et le marais doux (élevage de bovins sur les prairies naturelles inondables, formées par la vase compactée). La majeure partie de l’ensemble forme une cuvette située en-dessous du niveau de la mer, d’où l’existence d’infrastructures de régulation et de protection (vannages, écluses, digues, dunes).

Aujourd’hui, afin de gérer les flux d’eaux dans les polders, deux systèmes cohabitent : un système de vannage permet l’évacuation des eaux douces en sortie d’hiver tandis qu’un système d’écluses permet l’alimentation des marais salés en eau de mer.

Le vannage de Millac, au droit du port du Collet, est un système système hydraulique à vis sans fin permettant de relever une masse d’eau du polder et de la rejeter dans le port du Collet à marée descendante.

A l’inverse, l’écluse située sur le Falleron en amont du port permet à l’eau de mer de remplir les marais salants à marée montante et de la retenir le reste du temps. Ces édifices sont télécommandés et automatisés par un système de sondes de niveau et de salinité. Deux vannages existent, l’un sur l’étier de la Taillée (marais salés de Bourgneuf), et l’autre (marais salés des Moutiers, dit « vannage de Millac ») situé au droit du port du Collet.

Vannage de la Taillée, avec la vis sans fin de relevage de l'eau dans la Falleron, de l'autre côté de la butte
Vannage de la Taillée, avec la vis sans fin de relevage des eaux dans le Falleron de l’autre côté de la butte, au droit du port du Collet
Vannage de la Taillée, avec le débouché des eaux relevées directement dans la rivière Le Falleron, dans le port du Collet
Vannage de la Taillée, avec le débouché des eaux relevées directement dans la rivière Le Falleron, dans le port du Collet

 

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