Corse

 

 

Il y a plus de 20 millions d’années, une rupture géologique a entraîné le détachement de l’actuelle Corse du massif de l’Esterel, qui lui vaut son appellation de « montagne dans la mer ».

On pense que les premières populations se sont durablement installées en Corse voici 6000 ans avant notre ère. S’y sont ensuite succédé différentes vagues migratoires (torréens, romains, grecs, lombards), invasions et pillages divers (vandales, goths, francs).

A partir du 9ème siècle, son histoire est marquée par des colonisations (mauresques, italiennes, françaises) et des guerres d’indépendance (conduites par Ugo Colonna, Sampiero Corso, Théodore 1er roi des corses, Pasquale Paoli).

Le 20ème siècle ne sera pas en reste, avec différents mouvements nationalistes qui vont rivaliser tant en luttant contre les symboles de l’Etat qu’en imposant « l’impôt révolutionnaire » et des « nuits bleues », jusqu’à même s’entre-tuer. Les réponses de l’Etat ne seront pas toujours des plus pertinentes. En ce début de 21ème siècle, les affaires des deux préfets Erignac et Bonnet symbolisent, de manières opposées, les dérives d’un même contexte.

Voici ce que la Corse m’a montré d’elle à l’été 2022 =>

 

Sur le bateau, au départ de Marseille, face au quartier des docks en pleine réhabilitation.

 

Juste à côté, voilà pourquoi les marseillais protestent contre la pollution émanant des navires dont les moteurs diesels ne cessent de fonctionner à quai…

 

Tout le monde au bastingage du « Piana », navire « zéro particule » de la compagnie « La Méridionale » (électrification à quai et filtres à bord).

 

Arrivée à Ajaccio, 06h30, il fait déjà chaud.

 

Yvan Colonna le « berger de Cargèse », mi-corse par son père et mi-breton par sa mère, a contribué à sa façon au récit indépendantiste corse.

 

Vico, au col Saint-Antoine assurant le passage de Sagone à Murza, hauts lieux de résistance contre la République de Gênes.

 

Eglise du couvent Saint-François à Vico, fondé en 1489 et administré par les « Frères mendiants ». Devenu « bien national » en 1793 à l’instar des 63 couvents de l’île, l’évêché d’Ajaccio le rachète en 1836 et le confie aux Pères Oblat qui le font prospérer et l’agrandissent depuis 1860.

 

Sacristie du couvent ; daté de 1664, ce chasublier accueillait les accessoires liturgiques de chacun des sept prêtres célébrant les messes.

 

Chacun son tour dans cette rue à voie unique et circulation alternée, sinon un coup de bâton sur le capot.

 

Dans l’esprit corse, « national » n’est pas anodin.

 

« Cargèse la grecque », ses deux églises en face à face, autrefois l’orthodoxe à gauche et la catholique à droite. En 1676, une petite communauté grecque fuyant l’occupation ottomane y a obtenu l’hospitalité de la République de Gênes, laquelle avait besoin de colons pour cultiver ses terres et produire les ressources nécessaires à sa propre prospérité.

 

S’asseoir pour laisser aux larmes le temps de sécher.

 

Pour causer ou regarder passer, mais pas à n’importe quelle heure.

 

Tout le monde ne partage pas les idées des indépendantistes, lesquels en remettent une couche afin d’avoir le dernier mot.

 

H°, élémentaire mais à quel point ? Le vide n’est pas le néant.

 

Un peu carte postale, mais je n’en rougis pas.

 

Coquetterie, à chaque jour renouvelée.

 

Irrésistibles couleurs complémentaires à contre-jour.

 

A Cargèse le clan Colonna a sa rue, et son cimetière familial au bord d’une route au nom interpellant.

 

Petite partie du patrimoine culturel corse.

 

Les clôtures coûteraient trop chers aux éleveurs, dit-on, alors…

 

Porto, son golfe, sa plage de cailloux, sa tour génoise et son port.

 

Expressions démocratiques.

 

L’art sur les routes : cherchez le Minotaure, une des sources d’inspiration de Picasso.

 

Certains clochers sont ajourés afin d’offrir une meilleure résistance aux vents.

 

Vin de messe.

 

Le vieux Piana, ses ruelles étroites, ses ferronneries minimalistes.

 

Comme une cathédrale, la montagne aussi a ses gargouilles.

 

Ecobuage, démaquisation, ou accident.

 

Plage de Chiuni, l’eau de mer dépassait 30°, soit 5° de plus que les normales saisonnières. A droite on devine l’ancien « Club Méditerranée », à l’abandon, trop vieillot, trop cher à réhabiliter, mais gardienné et pas pour une poignée de figues.

 

Sur cette pointe, la tour d’Omigna (autrefois appelée tour de Paomia) non loin de la plage du Peru. En 1731, 127 grecs y résistèrent à l’assaut de 2500 corses combattant la colonisation de leur terre.

 

Sur la route d’Alone, vue sur Capo Rosso, sa tour génoise et son mouillage.

 

Il y en a partout sur le domaine public, même des camions d’EDF, par manque de décharges.

 

Au dessus du village de Soccia, lente repousse des châtaigniers parmi les squelettes de ceux qui furent détruits par l’incendie de 2012, parvenu à lécher le village.

 

Neiges éternelles en Corse.

 

Le lac de Creno dans son écrin de pins, avec une implantation artificielle voici vingt ans de nénuphars.

 

Soupçon de vache « subvention »…

 

Paysage de l’île aux 40 lacs naturels.

 

En Corse, ça monte et ça descend.

 

Jour de sèche-linge pour profiter de la canicule.

 

Mourir de soif, si près.

 

Intimidations de continentaux par des locaux. IFF (I Francesi Fora) : les français dehors ! Au point que, même chez soi, les voix baissent automatiquement lorsqu’on parle des corses. Victor Hugo l’avait bien expliqué dans « la rumeur ».

 

Tours construites par la République de Gêne pour assurer le guet ou la défense de toute la côte corse. Il en resterait aujourd’hui 68.

 

Encore une carte postale, mais j’aime.

 

Le vent se lève.

 

Prendre le large.

 

Soudain, deux mausolées perdus dans le maquis, inspirés des colonnes grecques et des coupoles byzantines. Des municipalités ont accepté ces monuments funéraires, souvent en raison du statut social de la famille, laquelle refusait l’inhumation dans le cimetière communal et sa promiscuité.

 

Petit résumé des munitions en Corse : 5 calibres du moineau au cochon sauvage.

 

Sur la piste du vent.

 

Là haut sur la colline, comme une caravane mauresque.

 

La 43 (cf plus haut) mais par une météo qui se dégrade. Ce n’était rien comparé à la tempête survenue deux semaines plus tard le 18 août à 08h15.

 

06h00, départ avant le lever du soleil pour 01h30 de randonnée jusqu’à la tour génoise de Turghiu, la plus haute de Corse (330m).

 

Le soleil va se lever.

 

Premier rayon de soleil sur le porphyre rouge de Capo Rosso, qui en tire ainsi son nom.

 

Le soleil commence par éclairer le haut des monts environnants.

 

Mouflons corses.

 

Découpe de montagne.

 

La tour génoise de Capo Rosso. Ensuite bain de mer au pied du Capo Rosso à 09h00, puis biera corsa à la châtaigne à 11h30 sur la route d’Arone.

 

L’hospitalité corse, omniprésente.

 

Certains arrivent pendant que d’autres partent, le tourisme est la première économie de l’île.

 

Arrivée à Marseille, 06h30, la ville et sa cathédrale baignent dans la pollution atmosphérique, justifiant une vitesse réduite sur les périphériques.

 

Le grand bleu.

 

Pour boucler la boucle avec la première photo.

 

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