La Galerie des Offices est un des musées de Florence (Italie) situé au sein du palais des Offices, ancienne administration grand-ducale, et conçu par Vasari ; il donne accès au « corridor de Vasari », lequel assure sa jonction avec le Ponte Vecchio sans avoir à descendre dans la rue. Ce musée accueille notamment de superbes collections de sculptures et peintures italiennes, essentiellement issues du patrimoine des Médicis. On accède au 1er étage malgré des travaux de rénovation ; un regret ici comme ailleurs : les multiples reflets de vitres difficilement évitables sur les verres protecteurs des œuvres.
La galerie
Les peintures
« Le printemps », de Botticelli
« L’adoration des mages », de Botticelli
« La naissance de Vénus », peint par Botticelli en 1485 : Vénus est née de l’écume des flots, par la semence d’Ouranos tombée dans la mer lorsqu’il fut castré par son fils Cronos ; elle arrive sur le rivage, pudique, dans sa coquille, l’une des trois Grâces lui tend une cape pour couvrir sa nudité.
« La Vierge à l’enfant », de Masaccio
« La Sainte Famille à la tribune » (Tondo Doni), de Michel-Ange
« L’Adoration des mages », de Léonard de Vinci, qu’il laissera inachevé tel quel
« La Vierge au chardonneret », de Raphaël, où Jésus caresse l’oiseau tenu par Jean sous le regard affectueux de la Vierge
« Judith décapitant Holopherne » (1), par Artemisia Gentileschi
« Judith décapitant Holopherne » (1), par Pierre Rubens
« La tête de Méduse », de Le Caravage ; l’une des trois Gorgones décapitée par Persée. C’est ici la seconde qu’il ait peinte, la première appartenant à une collection privée.
« Le sacrifice d’Isaac », de Le Caravage
« La charité romaine », de Manfredi
Jean-Gaston de Médicis, grand-duc de Toscane et dernier grand-duc de Médicis, par François-Ferdinand Richter, en cours de restauration et inaccessible au public.
Extrémité de la galerie, longeant l’Arno, avant d’accéder au corridor de Vasari.
Le couloir de Vasari, à droite sur sa suite d’arcades, faisant la jonction directe entre le Palais des Offices et le Ponte Vecchio.
(1) « Judith décapitant Holopherne » est une histoire extraite du Livre de Judith, texte deutérocanonique (apocryphe) qui raconte comment Judith, accompagnée de sa servante, a sauvé les juifs de la ville de Béthulie en parvenant à décapiter Holopherne, général assyrien envoyé par Nabuchodonosor pour les punir de ne pas l’avoir soutenu dans ses guerres au Proche-Orient. Plusieurs peintres du 17ème siècle en ont tiré une allégorie (dont Le Caravage, toile exposée à Rome), mais avec des représentations différentes de la violence et de la mise en scène des personnages.
Gentileschi peint en clair-obscur une scène réaliste sanglante d’une extrême violence : Holopherne tente de se débattre mais Judith, aidée par sa servante, le plaque avec force et entame sa décapitation avec détermination ; Judith apparaît comme une force implacable de la nature. Il est communément admis que Gentileschi y a représenté son besoin de vengeance depuis qu’elle avait été violée par un artiste peintre employé par son père.
Rubens opte pour une violence atténuée par un décor théâtral et une tête décapitée sans effusion de sang. Judith apparaît héroïque et triomphante.


















