Arts premiers en Papouasie-Nouvelle-Guinée

 

 

Exposition Sepik au musée du Quai Branly Jacques Chirac.

 

Avec une longueur de plus de 1100 km, le Sepik est le plus long fleuve de Papouasie-Nouvelle-Guinée (nord-est de l’Australie) ; il est à la fois source d’alimentation et voie de transport ; plusieurs tribus vivaient le long de ses rives jusqu’à son embouchure et pratiquaient le troc ; leurs productions artistiques ont été rapportées à partir du Moyen-Âge par des explorateurs allemands, suisses, et des missionnaires catholiques ; certaines ont fait l’objet de cette exposition consacrée en 2015 aux arts premiers papous.

Plusieurs tribus pouvaient vivre dans un même village, mais les familles vivaient généralement sous le même toit ; les mondes respectifs des femmes et des hommes étant strictement séparés dans le village, c’est au centre de celui-ci que se situe la « maison des hommes », réservée aux réunions ou aux rites masculins d’initiation (par exemple, un bébé mâle étant considéré comme une « demi-femme », c’est un rite de passage d’un âge à l’autre qui le fera homme à part entière).

Merci au musée du Quai Branly Jacques Chirac d’avoir permis les photographies de cette exposition, afin de permettre à tous d’accéder à une meilleure compréhension de l’homme et de ses civilisations ; elle réunissait 230 œuvres provenant de 18 musées européens célébrant traditions et culte des ancêtres. La faible qualité des images ci-dessous tient aux couches de verre blindé et à leurs reflets, ainsi qu’à la forte fréquentation de l’exposition qui rendait plus ou moins difficile l’accès à certaines oeuvres ; certaines légendes sont inspirées, pour mémoire, de celles du musée.

 

Pirogue à balancier. La tête de « grand crocodile » symbolise l’ancêtre fondateur de la tribu.

 

Figure féminine, symbole de fertilité, probablement exhibée dans la maison des hommes.

 

Crochet dont la représentation mythologique et la richesse de son décorum témoignent de son importance et de sa probable conservation dans la maison des hommes.

 

Planche destinée à recevoir, dans la maison des hommes, l’accrochage des crânes d’ennemis vaincus afin de transmettre leur énergie à la tribu. Certaines planches sont  gardées par les familles afin de conserver les crânes de leurs ancêtres.

 

Crochet photographié de profil, pouvant avoir servi à suspendre des paniers de nourriture ou les biens importants d’une famille, généralement accroché à proximité du feu de la maison.

 

Trois crochets. Les reliefs sur le buste de celui de droite peuvent évoquer les rites de scarification de l’homme. Dans la maison des hommes, les crochets étaient destinés à accueillir des offrandes, et peut-être des crânes d’hommes.

 

Crochet dans la partie haute. Dans la partie basse, la figure féminine, située à l’intérieur de la maison des hommes, représente probablement une ancêtre.

 

Ornement de danse.

 

Tambour à fente, utilisé pour accompagner les chants et les danses, conservé dans la maison des hommes. Il n’est utilisé que par les initiés, les sons étant considérés comme la voix des ancêtres.

 

Frise porte-crânes.

 

Statuette de femme.

 

Poteau d’auvent, au premier plan. Panneaux à plumes, en arrière-plan à droite.

 

Toutes les proies possèdent une mère-esprit qui les protège ; ici la mère des anguilles, que les hommes doivent invoquer avant d’aller à la pêche afin que leurs ancêtres la favorise.

 

Représentation d’un esprit, dans la maison des hommes, afin que la chasse leur soit propice.

 

Coiffe de mariée.

 

Masque, se portant sur le visage.

 

Collier, à base de coquille d’huître perlière.

 

Masque, se portant sur le crâne.

 

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